Le plan de Laurent Nuñez pour accélérer le traitement des titres de séjour continue de faire débat. Pour certains spécialistes, ses promesses ne régleront pas le fond du problème.
L’avocat Fayçal Megherbi, spécialiste du droit des étrangers, doute que ce plan réduise réellement les délais. Il attribue la situation à la baisse des effectifs dédiés, décidée selon lui par Bruno Retailleau lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, et à la dématérialisation des procédures.
Une lecture qui fait réagir à droite. Pour les partisans d’une politique migratoire plus stricte, le vrai problème n’est pas la lenteur administrative, mais le volume des demandes. Avec 930 000 dossiers en attente notamment , la France gère un flux que ses services ne peuvent plus absorber.
Le débat révèle deux visions opposées. D’un côté, ceux qui veulent fluidifier l’accès aux titres de séjour au nom des droits des étrangers et des besoins de l’économie. De l’autre, ceux qui réclament une baisse de l’immigration légale comme illégale.
Entre accélération des régularisations et fermeté sur les expulsions, le ministre tente de tenir les deux bouts. Une position d’équilibriste qui ne satisfait personne.
Sources : Le Figaro, Le Monde