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Suppression de 4 000 postes d’enseignants : le Sénat approuve le projet de budget de l’État

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Le Sénat a approuvé la suppression de 4 000 postes d’enseignants prévue dans le projet de budget de l’État. Cette mesure, confirmée par plusieurs sources dont BFM TV, intervient dans un contexte de restrictions budgétaires et de réorganisation de l’Éducation nationale malgré les besoins persistants en personnel.

Le Sénat a voté en faveur de la réduction de 4 000 postes d’enseignants inscrite dans le projet de loi de finances pour l’année à venir. Cette décision, adoptée lors de l’examen du budget de l’État, marque une nouvelle étape dans la politique d’économies menée par le gouvernement sur l’Éducation nationale. Le texte prévoit une baisse nette des effectifs dans plusieurs corps enseignants, notamment dans le premier et le second degré, tout en maintenant ou en augmentant légèrement certains postes prioritaires (éducation prioritaire, remplacement, accompagnement des élèves handicapés).

Un choix budgétaire lourd de conséquences

La suppression de ces 4 000 postes s’inscrit dans un objectif global de maîtrise des dépenses publiques. Le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de réduire le déficit et de réallouer les moyens vers des priorités jugées plus stratégiques. Cependant, la décision intervient alors que de nombreux établissements souffrent déjà de manque d’enseignants, avec des classes sans titulaire, des remplacements tardifs ou inexistants et des heures non assurées.

Des syndicats et des oppositions vent debout

Les organisations syndicales enseignantes dénoncent une « saignée » supplémentaire du service public d’éducation. Elles rappellent que les suppressions de postes se poursuivent depuis plusieurs années et que les besoins réels, notamment dans les zones rurales, les quartiers prioritaires et les disciplines en tension (mathématiques, français, langues vivantes), sont loin d’être couverts. L’opposition de gauche, notamment LFI et le PS, a voté contre cette mesure au Sénat, dénonçant une politique qui « sacrifie l’avenir des élèves ».

Le gouvernement défend une « rationalisation »

Du côté de l’exécutif, on parle de « rationalisation » plutôt que de suppression brute. Certains postes non pourvus depuis plusieurs années seraient supprimés administrativement, tandis que d’autres seraient redéployés vers des missions jugées prioritaires (lutte contre le décrochage, inclusion scolaire, accompagnement personnalisé). Le ministère assure que la qualité de l’enseignement ne sera pas affectée et que les effectifs en classe resteront stables grâce à une meilleure gestion des ressources humaines.

Source : BFM TV

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