Le séisme vient d’outre-Manche. Lors des élections locales du 7 mai en Angleterre, le parti Reform UK de Nigel Farage a réalisé une percée spectaculaire.
Le parti populiste a remporté des centaines de sièges dans d’anciens bastions travaillistes du nord de l’Angleterre, comme Hartlepool. Il a aussi pris des sièges aux conservateurs dans la banlieue de Londres. Il a conquis sa première mairie à Newcastle-under-Lyme. Selon les projections des médias britanniques, Reform UK aurait obtenu 27 % des voix au niveau national, loin devant les travaillistes, à 15 %.
Nigel Farage parle d’un « changement historique » de la politique britannique. Fragilisé, le Premier ministre Keir Starmer refuse de démissionner, malgré les appels venus de son propre camp.
Le ressort de ce vote est connu : un rejet massif de l’immigration et des élites politiques traditionnelles. Les classes populaires, longtemps acquises au Labour, se tournent vers un parti qui promet de reprendre le contrôle des frontières.
Pour la France, le parallèle est évident. Comme au Royaume-Uni, les électeurs populaires délaissent la gauche pour le camp national. Un signal à méditer à un an de la présidentielle.
Sources : Le Temps · Associated Press · Ara