Le 22 octobre, Dahbia Benkired, accusée du meurtre de la petite Lola, a évoqué devant la cour un lien religieux avec le crime. Selon ses déclarations, la vie et la mort relèvent de Dieu seul. L’information, relayée par Jean-Baptiste Marty sur Europe 1, relance la polémique sur les motivations de l’accusée.
Au cours de l’audience, Dahbia Benkired a prononcé ces phrases devant les jurés et la cour d’assises. Elle présente le meurtre de Lola non comme un acte personnel ou impulsif, mais comme une décision divine. « C’est Dieu qui reprend les âmes, c’est lui qui décide » : ces mots transforment un crime odieux en fatalité religieuse, minimisant sa propre responsabilité.
Un discours qui choque
La fillette de 12 ans a été assassinée avec une extrême violence. Les faits médicaux ont été rappelés : coups répétés, torture, agonie prolongée. Face à cette réalité insoutenable, l’accusée invoque une vision religieuse où le meurtre devient une volonté supérieure. Cette défense n’est pas seulement provocatrice : elle heurte le sentiment de justice des Français qui suivent le procès.
Contexte du procès
Le deuxième jour d’audience a déjà été marqué par des détails médicaux terribles. La médecin légiste a décrit des coups assénés dans la baignoire jusqu’à la perte de conscience, puis dans l’entrée alors que l’enfant agonisait. Les déclarations de Dahbia Benkired s’inscrivent dans une ligne de défense qui mêle fatalisme religieux et déresponsabilisation.
Une polémique qui dépasse le prétoire
Ces mots ravivent le débat sur les motivations profondes du crime. Pour beaucoup, ils confirment un lien avec un islamisme radicalisé, même si l’accusée n’a pas explicitement revendiqué une idéologie terroriste. La justice devra trancher sur la responsabilité pénale, mais ces déclarations marquent les esprits et alimentent la colère d’une opinion publique qui exige une sanction exemplaire.
Source : Jules Laurans