Le 15 octobre, Patrick Balkany révèle que dans la prison de la Santé, des radios installées diffusent des prières aux détenus. L’ancien maire de Levallois-Perret dénonce un avantage accordé aux détenus musulmans dans cet établissement parisien. L’information, relayée par Marianne, soulève une nouvelle polémique sur la laïcité en détention.
Patrick Balkany, ancien maire de Levallois-Perret et figure politique controversée, a profité d’un entretien pour livrer un témoignage direct sur ses conditions de détention à la prison de la Santé. Il affirme que les détenus ont accès à des radios installées dans les cellules, et que celles-ci diffusent régulièrement des prières musulmanes, permettant selon lui d’« apprendre le Coran ».
Un avantage perçu comme une entorse à la laïcité
Pour Balkany, cette diffusion systématique constitue un avantage accordé à une partie des détenus. Dans un établissement comme la Santé, symbole de la prison républicaine, la présence de prières religieuses diffusées officiellement pose question. La laïcité en milieu carcéral impose normalement une neutralité stricte : pas de prosélytisme, pas de favoritisme religieux.
Contexte carcéral et polémique récurrente
La prison de la Santé, rénovée et remise en service en 2021, accueille une population carcérale diverse. Les questions de pratique religieuse en détention reviennent régulièrement : menus halal, horaires de prière, accès aux imams. Balkany pointe ici une pratique concrète : des radios qui, selon lui, diffusent des prières de manière répétée et audible par tous.
Un témoignage qui relance le débat
Cette déclaration n’est pas neutre : elle arrive dans un climat où la laïcité est au cœur des préoccupations politiques et sociétales. Le témoignage d’un détenu de haut profil comme Balkany donne un écho particulier à ces révélations. Il met en lumière les difficultés de l’administration pénitentiaire à maintenir une neutralité totale face à des demandes religieuses croissantes.
Source : Marianne