Dans la capitale, la majorité sortante fait la course en tête. Un sondage OpinionWay-Hexagone publié le 2 mars accordait 34 % au socialiste Emmanuel Grégoire au premier tour. Celui d’Elabe, publié le 8 mars, lui donne 32 %, devant Rachida Dati, candidate LR, à 26,5 %.
Ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire incarne la continuité d’une gauche au pouvoir depuis 2001. Rachida Dati promet l’alternance et fait campagne sur la propreté, la sécurité et le rejet de la politique anti-voitures. Sa dernière ligne droite s’annonce difficile.
La France insoumise présente sa propre liste, menée par Sophia Chikirou. Si elle dépasse 10 %, elle pourra se maintenir ou négocier une fusion avec le PS.
C’est tout le dilemme d’Emmanuel Grégoire : une alliance avec LFI lui apporterait des voix, mais pourrait effrayer l’électorat modéré. Pour Rachida Dati, l’équation est inverse : rassembler la droite et le centre, et espérer une gauche divisée.
Sources : Public Sénat