Le compte à rebours a commencé. La campagne officielle s’est ouverte lundi 2 mars. Jusqu’aux scrutins des 15 et 22 mars, la propagande électorale et le temps de parole des candidats sont strictement encadrés. Affiches officielles, professions de foi, débats télévisés : la dernière ligne droite est lancée. publicsenat
Pour le Rassemblement national, ces municipales ont valeur de test. À un an de la présidentielle, le parti doit prouver qu’il peut gagner et gérer des villes importantes, au-delà de ses bastions historiques. Plusieurs grandes villes sont à sa portée :
- Toulon, où Laure Lavalette fait la course en tête ;
- Nîmes, où Julien Sanchez profite des divisions de la droite ;
- Marseille, où Franck Allisio talonne le maire socialiste ;
- Nice, où Éric Ciotti, allié du RN, part favori face à Christian Estrosi.
À Perpignan, Louis Aliot défend le premier bilan RN dans une ville de plus de 100 000 habitants.
À gauche, le paysage est fracturé. La France insoumise présente ses propres listes dans de nombreuses villes et entend jouer les arbitres au second tour. Le PS, lui, devra choisir entre alliance et isolement.
Chez LR et au centre, la crainte est double : se faire déborder sur sa droite par le RN, et sur sa gauche par des alliances PS-LFI. Dans plusieurs villes, la question d’un « front républicain » se posera dès le soir du 15 mars.
Une chose est sûre : ces municipales seront lues comme une répétition générale de 2027.