Mort de Quentin : l’étau se resserre
Deux hommes de plus derrière les barreaux. Deux semaines après la première vague d’interpellations, les enquêteurs ont arrêté deux nouveaux suspects dans l’affaire Quentin Deranque, âgés de 22 et 26 ans. Ils ont été interpellés dans la région lyonnaise et dans l’Aube. Pour les policiers, c’est un tournant : selon une source citée par l’AFP, ils estiment désormais avoir identifié tous ceux qui ont directement porté des coups au jeune homme.
Rappel des faits. Le 12 février, Quentin, 23 ans, était venu assurer la sécurité de militantes du collectif Némésis, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il a été roué de coups au sol par plusieurs individus cagoulés. Victime d’un grave traumatisme crânien, il est mort deux jours plus tard.
La piste de la Jeune Garde
Ces deux arrestations s’ajoutent à un dossier déjà lourd. Sept hommes ont été mis en examen à la mi-février : six pour homicide volontaire, le septième pour complicité. Ce dernier n’est autre que Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.
Selon une source proche du dossier, les sept suspects sont connus pour être membres ou proches de la Jeune Garde. Ce groupuscule d’ultragauche a été fondé à Lyon en 2018 par ce même Raphaël Arnault, puis dissous en juin 2025. Dissous sur le papier, du moins.
Une affaire politique, n’en déplaise à LFI
La France insoumise a beau répéter qu’elle n’a « aucune responsabilité », les faits têtus s’accumulent autour de l’entourage d’un de ses députés. La présomption d’innocence vaut pour chacun des suspects, et c’est à la justice d’établir le rôle exact de chacun. Mais la question politique, elle, reste entière : comment un mouvement violent, officiellement dissous, a-t-il pu continuer à opérer dans l’ombre d’un élu de la République ?
Dès le 16 février, la famille de Quentin a porté plainte pour « meurtre en bande organisée ». Elle attend désormais une chose : que toute la lumière soit faite, et que chacun réponde de ses actes.
Sources : Brut avec AFP, Europe 1