Le 10 septembre, la France connaisu une journée de mobilisation massive sous le mot d’ordre « Bloquons tout », initié par une coalition de la gauche radicale, de syndicats et de collectifs citoyens. Selon les chiffres officiels communiqués par le ministère de l’Intérieur et relayés par le média Occidentis dans un flash info publié le jour même, près de 175 000 personnes ont pris part à environ 800 actions réparties sur l’ensemble du territoire.
Ces actions ont pris des formes variées : blocages de ronds-points, de gares, d’autoroutes, d’accès à des raffineries, occupations symboliques devant des préfectures, manifestations statiques dans les grandes villes et piquets de grève dans plusieurs secteurs. Le mouvement, né en réaction au plan d’austérité du gouvernement Bayrou (gel des retraites, suppression de jours fériés, coupes budgétaires dans les services publics), a mobilisé particulièrement dans les bastions traditionnels de la gauche : Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et certaines zones rurales où des agriculteurs ont rejoint ponctuellement les cortèges.
Le ministère de l’Intérieur a recensé près de 175 000 participants sur 800 actions à travers tout le pays en ce 10 septembre.
Ce bilan, bien supérieur aux prévisions initiales des services de renseignement (qui tablaient sur 100 000 personnes maximum), témoigne d’une capacité de mobilisation inattendue, même si elle reste inférieure aux grandes journées des Gilets jaunes en 2018-2019.
Un climat tendu sous haute surveillance
Pour encadrer ces rassemblements, 80 000 policiers et gendarmes avaient été déployés dès la veille, avec des dispositifs renforcés autour des axes stratégiques et des sites sensibles. Si la majorité des actions se sont déroulées sans incident majeur, plusieurs villes ont connu des heurts localisés : charges face à des black blocs à Paris et Marseille, interpellations pour jets de projectiles, blocages prolongés ayant entraîné des perturbations importantes sur les transports et la logistique.