Il devait renforcer la lutte contre l’antisémitisme. Il est devenu l’un des textes les plus contestés de la session. La proposition de loi de la députée Caroline Yadan, apparentée Renaissance, doit être examinée à l’Assemblée les 16 et 17 avril.
Son objectif affiché : répondre à une « insupportable recrudescence de l’antisémitisme » en France. Le texte prévoit notamment un nouveau délit réprimant le fait d’inciter à la destruction ou à la négation d’un État.
C’est ce point qui cristallise les critiques. Une pétition en ligne accuse la loi d’amalgamer antisémitisme et critique d’Israël. Elle juge le texte « liberticide », au motif qu’il musellerait le soutien à la cause palestinienne.
La mobilisation est massive. La pétition, déposée sur le site de l’Assemblée, s’approche des 500 000 signatures.
Derrière ce débat se cache une réalité que personne ne conteste : la hausse des actes antisémites en France depuis le 7 octobre 2023. La question est de savoir comment y répondre sans restreindre la liberté d’expression. À dix jours de l’examen, le texte divise jusque dans la majorité.