Coup de théâtre à l’Assemblée. Les députés Renaissance à l’origine de la proposition de loi contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme » ont retiré leur texte, quelques heures avant son examen dans l’hémicycle.
La veille, la commission des lois avait classé la pétition contre le texte, signée par plus de 700 000 personnes. Face à la fronde, y compris dans le bloc central, la majorité a préféré reculer.
Les auteurs du texte précisent que le gouvernement présentera en juin un projet de loi reprenant ces mesures. Le combat n’est donc pas abandonné, mais repoussé.
Pour les opposants, c’est une victoire. LFI et une partie de la gauche dénonçaient un texte qui aurait, selon eux, assimilé la critique d’Israël à de l’antisémitisme.
Pour les défenseurs du texte, ce retrait est un signal inquiétant. Il montre la difficulté à légiférer contre une haine en forte hausse, dès lors qu’elle se cache derrière l’antisionisme.
Ce recul pose une question : la mobilisation numérique d’une minorité active suffit-elle désormais à faire plier le Parlement ?
Source : LCP