Les députés ont entamé ce mardi l’examen du projet de loi d’urgence agricole, présenté comme la réponse du gouvernement à la colère des agriculteurs de l’hiver dernier. Deux semaines de débats sont prévues, avec plus de 2 200 amendements déposés.
La ministre de l’Agriculture Annie Genevard défend « une loi de réconciliation » entre « urgence écologique » et « urgence de produire ». Le texte compte 43 articles.
Parmi les mesures phares :
- empêcher l’importation de denrées contenant des résidus de pesticides interdits en Europe ;
- simplifier les autorisations pour les bâtiments d’élevage ;
- créer une circonstance aggravante pour les vols dans les exploitations ;
- sanctionner les recours abusifs contre les projets agricoles.
Le stockage de l’eau sera l’un des points les plus disputés. La ministre a précisé qu’aucun pesticide interdit ne serait réintroduit.
Les agriculteurs restent sceptiques : les décrets de la loi d’orientation agricole et de la loi Duplomb ne sont toujours pas tous publiés. Le RN prévient qu’il ne soutiendra le texte que si ses avancées sont maintenues.
Sources : Terre-net · Plein Champ · Le Temps