Après quelques jours de débats, l’examen du projet de loi d’urgence agricole confirme ce qu’on redoutait : le texte divise, y compris au sein de la majorité.
Le volet sur l’eau cristallise les tensions. La présidente macroniste de la commission du Développement durable, Sandrine Le Feur, s’oppose au gouvernement sur cette question. Elle a prévenu que les députés n’étaient « pas là pour acter des renoncements ». Le gouvernement compte réintroduire en séance plusieurs mesures supprimées en commission.
Le RN pose ses conditions. La députée Hélène Laporte a prévenu que si les avancées obtenues n’étaient pas maintenues, son groupe ne servirait pas le « plan de communication » de la ministre ni des Républicains.
Sur le fond, les agriculteurs attendent des mesures concrètes : simplification administrative, protection contre la concurrence déloyale, accès à l’eau. Ils dénoncent depuis des années des normes européennes et françaises plus strictes que celles imposées aux produits importés.
Le texte pourrait être le dernier grand rendez-vous agricole avant la présidentielle de 2027. Le gouvernement Lecornu joue sa crédibilité auprès d’un monde rural qui se sent abandonné.
Sources : Plein Champ · Terre-net