C’est l’enseignement le plus politique de ces municipales. Une étude de La Grande Conversation montre que le RN a joué un rôle décisif dans plusieurs victoires de la droite.
Le mécanisme est simple. Dans plusieurs villes, le RN se maintient au second tour, mais une partie de ses électeurs reporte son vote sur le candidat LR : le vote RN recule d’environ 8 points entre les deux tours.
À Brest ou à Limoges, les électeurs du RN ne font plus perdre la droite. Ce phénomène n’est pas systématique, mais il est assez fort et fréquent pour avoir fait basculer plusieurs grandes villes.
Ces chiffres relancent un débat que la droite voudrait éviter. Les dirigeants LR refusent toute alliance avec le RN, mais leurs électorats se rapprochent déjà dans les urnes. Le cordon sanitaire existe dans les états-majors, beaucoup moins chez les électeurs.
Pour les partisans de l’union des droites, la démonstration est faite : séparés, la droite et le RN perdent ; rassemblés, ils gagnent. Un argument qui pèsera dans la campagne présidentielle.
Sources : La Grande Conversation