À l’approche du second tour, une vieille recette refait surface : le front républicain. Dans plusieurs villes où le RN est arrivé en tête, ses adversaires appellent à faire bloc.
À Nice, Christian Estrosi a lancé un appel direct aux électeurs de gauche pour qu’ils se rassemblent derrière sa liste. Un retournement spectaculaire pour un élu longtemps classé à la droite de la droite.
À Marseille, le retrait de la liste LFI de Sébastien Delogu profite directement au maire socialiste Benoît Payan face à Franck Allisio.
À Toulon, toutes les forces opposées au RN se tournent vers Josée Massi.
Pour le RN, ces manœuvres traduisent un déni démocratique : les électeurs placent le parti en tête, et les appareils s’unissent pour l’écarter. Ses adversaires y voient au contraire un rempart nécessaire.
Reste à savoir si les électeurs suivront les consignes. Dans plusieurs villes, une partie de l’électorat de droite semble lassée de ces barrages à répétition. Dimanche dira si le front républicain tient encore.