Entre Washington et Téhéran, la trêve tient, pour l’instant. Les deux pays ont prolongé leur cessez-le-feu, après des semaines de tensions marquées par le blocus américain des ports iraniens dans le détroit d’Ormuz.
Pour l’Europe, et la France en particulier, l’enjeu est d’abord énergétique. La guerre au Moyen-Orient a fait flamber les prix du carburant depuis mars. L’État a même encaissé des centaines de millions d’euros de taxes supplémentaires sur le dos des automobilistes.
La prolongation de la trêve offre un répit, mais aucune garantie. Le moindre incident dans le détroit pourrait relancer l’escalade et faire de nouveau grimper les prix.
Cette crise souligne la vulnérabilité de la France. Malgré son parc nucléaire, le pays reste dépendant des hydrocarbures pour ses transports et une partie de son industrie.
Sur le plan diplomatique, Paris tente de peser, notamment par la médiation qui a permis la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris. Mais dans ce face-à-face entre grandes puissances, la France reste un acteur secondaire.