Le 16 novembre, un mineur non accompagné d’origine nord-africaine âgé de 12 ans a été grièvement blessé par balles sur un point de deal à Grenoble. L’information, confirmée par Le Dauphiné Libéré, illustre la présence d’enfants très jeunes dans les réseaux de trafic de stupéfiants et la violence extrême qui règne dans certains quartiers. (198 caractères)
Un enfant de 12 ans fauché par la guerre des stups
Un adolescent de 12 ans, mineur non accompagné et originaire du Maghreb, a été atteint par plusieurs balles alors qu’il se trouvait sur un point de deal dans un quartier sensible de Grenoble. Les tirs, vraisemblablement issus d’un règlement de comptes entre trafiquants, ont touché l’enfant au niveau du thorax et de l’abdomen. Il a été transporté en urgence au CHU Grenoble Alpes où son pronostic vital est engagé.
Présence d’un enfant sur un point de deal
La présence d’un mineur de 12 ans sur un point de deal n’est malheureusement plus une exception dans certains quartiers. Les réseaux de narcotrafic utilisent de plus en plus des enfants très jeunes comme guetteurs, porteurs ou « petites mains » : ils sont moins suspects aux yeux des policiers, plus faciles à intimider et à payer avec des miettes. Ce drame montre jusqu’où va l’exploitation des mineurs isolés dans le trafic de drogue.
Un quartier sous emprise des dealers
Le point de deal en question est connu des services de police pour être l’un des plus actifs de la ville. Malgré les opérations coup de poing et les démantèlements réguliers, ces points réapparaissent rapidement grâce à la rotation des guetteurs et des vendeurs. Les riverains vivent dans la peur permanente des balles perdues et des règlements de comptes.
L’échec de la protection des mineurs isolés
Le jeune blessé était classé comme mineur non accompagné (MNA), donc théoriquement pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance. Sa présence sur un point de deal montre l’échec complet du dispositif : manque de suivi, fugues fréquentes, absence de placement sécurisé. Beaucoup de MNA, une fois sur le territoire, disparaissent des radars et tombent dans les réseaux criminels.
Source : Le Dauphiné Libéré