À moins de huit mois de la présidentielle, le Premier ministre prépare un budget sous haute tension. Dans Le Parisien, Sébastien Lecornu promet des mesures qui seront « pour beaucoup, réversibles par la nouvelle majorité qui sortira des urnes ».
L’idée est de faire adopter un « budget de premier semestre », que le futur gouvernement pourra modifier. Une manière de désamorcer la menace de censure.
Le Premier ministre a fixé une ligne : aucune hausse d’impôts en 2027 par rapport à 2026. Le ministre des Comptes publics David Amiel prévient que le déficit ne pourra pas être pire que celui de 2025, qui s’était établi à 5,1 %.
La marge est étroite. Les nouvelles dépenses s’accumulent, notamment pour la défense, et la charge de la dette augmente avec la hausse des taux. Le gouvernement a aussi confirmé la prolongation des aides au carburant et du chèque énergie.
Pour la porte-parole Maud Bregeon, il serait « inconcevable et irresponsable » de commencer l’année 2027 sans budget. L’avertissement s’adresse aussi au PS, qui a brandi la menace de la censure.
Sources : Le Parisien · AFP