Le mois d’avril a révélé les contradictions de la politique migratoire du gouvernement.
D’un côté, Laurent Nuñez a lancé un plan pour accélérer le traitement des titres de séjour, avec 930 000 dossiers en attente et un objectif de 55 jours de délai moyen. De l’autre, il a sommé les préfets de serrer la vis, jugeant « insuffisants » les retraits de titres pour motif d’ordre public et faisant des éloignements une « priorité absolue ».
Entre ces deux injonctions, la réalité demeure : moins d’une OQTF sur dix est exécutée. Les relations avec l’Algérie, premier pays concerné, restent bloquées sur fond de querelle mémorielle.
L’intégration n’est pas en reste. Le niveau A2 en français est désormais exigé pour les cartes pluriannuelles, une mesure saluée à droite et contestée par les associations.
À droite, Bruno Retailleau, désigné candidat de LR, fait de la fermeté migratoire un axe central de sa campagne. Le RN, lui, dénonce l’impuissance de l’État.
À un an de la présidentielle, l’immigration s’impose comme l’un des grands thèmes de la campagne.
Sources : La Gazette France · Le JDD · Cour des comptes · Le Temps