Le texte a été définitivement adopté le 7 mai. Le Parlement a voté le projet de loi relatif à la restitution des biens culturels acquis, notamment, par « pillage, vol ou vente sous contrainte » pendant la colonisation.
La loi doit faciliter le retour de certaines œuvres dans leurs pays d’origine, sans passer à chaque fois par une loi spécifique. Jusqu’ici, le principe d’inaliénabilité des collections publiques imposait un vote du Parlement pour chaque restitution.
Pour ses partisans, il s’agit de réparer des injustices historiques et d’apaiser les relations avec les anciennes colonies, notamment en Afrique.
Pour ses détracteurs, ce texte ouvre la voie à une logique de repentance sans fin. Il pourrait vider les musées français d’une partie de leurs collections, sans garantie de réciprocité ni de conservation des œuvres.
Le calendrier interroge. La loi intervient deux mois après l’adoption par l’Algérie d’un texte criminalisant la colonisation française. Pour une partie de la droite, la France multiplie les gestes mémoriels sans rien obtenir en retour.
Le débat sur la mémoire coloniale est loin d’être clos.