L’interview devait apaiser. Elle a choqué. Dans son entretien à Blast, Raphaël Arnault a évoqué la mort de Quentin Deranque, tout en affirmant que le jeune militant nationaliste « traînait dans les pires milieux néo-nazis ».
Des propos qui passent mal. Le député regrette le décès, mais n’a présenté aucune excuse à la famille. Il n’a pas davantage pris ses distances avec la Jeune Garde, le groupuscule qu’il a fondé en 2018 et dont plusieurs membres ou proches sont mis en examen.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Sur Sud Radio, la chroniqueuse Maud Koffler dénonce un élu qui « n’a honte de rien ». Elle rappelle qu’il s’était autrefois illustré par des propos menaçants envers Alice Cordier, fondatrice du collectif Némésis.
Ce discours renverse les rôles : la victime d’un lynchage devient suspecte, et l’élu dont l’entourage est poursuivi se présente comme persécuté.
Pour la famille de Quentin, qui a porté plainte pour « meurtre en bande organisée », ces mots ajoutent la douleur à l’injustice. La justice, elle, poursuit son travail.
Sources : Lyon Mag · Sud Radio