Un mois après son adoption, le texte continue de peser sur les relations franco-algériennes. Le 9 mars, le Parlement algérien a définitivement adopté une loi criminalisant la colonisation française de l’Algérie, de 1830 à 1962.
Une disposition qui réclamait à la France des excuses figurait dans le débat. Pour Paris, le signal est clair : Alger continue de faire de la mémoire un levier politique.
Ce texte intervient dans un contexte déjà tendu. Les dernières années ont été marquées par une crise diplomatique, des expulsions bloquées et des laissez-passer consulaires délivrés au compte-gouttes. Résultat : des milliers d’Algériens sous OQTF restent sur le sol français faute d’accord de leur pays d’origine.
Pour une partie de la classe politique française, la France ne peut plus continuer à accepter cette situation sans contrepartie. Certains réclament la dénonciation des accords de 1968, qui accordent aux Algériens un régime migratoire privilégié.
Le gouvernement mise pour l’instant sur le dialogue. Mais entre repentance exigée et coopération migratoire au point mort, la relation avec Alger reste l’un des dossiers les plus sensibles de l’exécutif.