Le Collectif Némésis a mené une action coup de poing devant le Théâtre du Châtelet à Paris lors d’un événement organisé par SOS Méditerranée ce 1er decembre. Les militantes ont déployé des corps inertes recouverts de faux sang et ont rappelé que 90 % des femmes sont violées lors de la traversée de la Méditerranée.
Les militantes ont transformé l’entrée du théâtre en théâtre de rue macabre. Des corps inertes, couverts de faux sang, gisent sur le sol pour symboliser les femmes violées et tuées lors de la traversée de la Méditerranée. Des pancartes proclament le chiffre choc : 90 % des femmes migrantes subiraient des violences sexuelles pendant le voyage clandestin. L’action vise à contrer l’événement organisé par SOS Méditerranée, présenté par Némésis comme une glorification de l’immigration illégale.
SOS Méditerranée dans le viseur
SOS Méditerranée, association pro-migrants financée en partie par des fonds publics et privés, organisait une soirée au Châtelet. Pour le Collectif Némésis, cette manifestation est une provocation : elle célèbre les traversées en mer qui causent des milliers de morts et de viols, tout en minimisant les responsabilités des passeurs et des États d’origine. Les militantes ont bloqué l’entrée et distribué des tracts pour rappeler les chiffres officiels et les témoignages de survivantes.
Le chiffre choc de 90 %
Selon plusieurs rapports d’ONG, d’enquêtes européennes et de témoignages recueillis par des associations d’aide aux migrants, environ 90 % des femmes qui traversent la Méditerranée clandestinement subissent des violences sexuelles : viols collectifs, abus répétés par les passeurs, exploitation dans les camps de Libye. Némésis utilise ce chiffre pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « féminicide migratoire » et pour accuser les associations pro-migrants de complicité morale.
Une action qui divise et interpelle
L’opération a provoqué des bousculades avec les spectateurs et les organisateurs. La police est intervenue pour éviter tout débordement. Les militantes ont maintenu leur position pendant plusieurs dizaines de minutes, scandant des slogans et distribuant des tracts. L’action a été filmée et largement diffusée, suscitant à la fois soutien et indignation.
Un combat pour la vérité sur l’immigration
Le Collectif Némésis refuse le narratif dominant qui présente les traversées comme un simple « voyage vers la liberté ». Pour elles, chaque femme violée ou morte en mer est une victime directe des politiques migratoires laxistes et des passeurs. Cette mise en scène macabre vise à briser le silence et à rappeler que derrière les images d’espoir diffusées par certaines ONG se cachent des drames humains d’une extrême violence.
Source : Occidentis