Le 26 octobr, la députée LFI Ersilia Soudais est jugée aux prud’hommes pour rupture abusive du contrat à durée indéterminée d’une ancienne collaboratrice parlementaire. L’affaire, révélée par Le JDD, met en lumière les conditions de travail dans les cabinets parlementaires et les tensions internes au sein du groupe LFI.
Ersilia Soudais, députée insoumise de la première circonscription de Seine-et-Marne, fait face à une plainte de son ancienne collaboratrice parlementaire. La salariée, embauchée en CDI, a été licenciée de manière jugée abusive. L’affaire est portée devant le conseil de prud’hommes, instance compétente pour trancher les litiges entre salariés et employeurs, y compris dans les cabinets parlementaires.
Un contrat rompu dans des conditions contestées La rupture du CDI est au cœur du dossier. La collaboratrice estime que son licenciement n’était ni justifié ni conforme au droit du travail. Les motifs invoqués par la députée sont contestés : manque de confiance, désaccord politique ou organisationnel, voire simple incompatibilité. Le tribunal devra déterminer si la rupture respectait les règles légales ou si elle a été prononcée de façon irrégulière, donnant droit à des dommages et intérêts.
Un symbole des tensions internes à LFI
Cette affaire n’est pas isolée au sein du groupe LFI. Plusieurs collaborateurs parlementaires ont déjà dénoncé des conditions de travail difficiles : surcharge, pression idéologique, licenciements brutaux. Le cas Soudais met en lumière un paradoxe : un parti qui se revendique défenseur des travailleurs se retrouve accusé de pratiques patronales contestables dans ses propres rangs.
La justice au rendez-vous
Les prud’hommes, composés de représentants salariés et employeurs, examineront les preuves : contrat de travail, échanges écrits, témoignages. Si la rupture est jugée abusive, la députée pourrait être condamnée à verser des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi que des dommages pour préjudice moral.
Un dossier qui dépasse le cadre personnel
Au-delà du cas individuel, cette audience pose la question du statut des collaborateurs parlementaires : protégés par le droit du travail mais souvent soumis à une précarité liée à la mandature. LFI, qui se présente comme le parti des droits des salariés, est ici jugée sur ses propres pratiques.
Source : Le JDD