Le 3 novembre, une militante féministe a été victime d’une agression sexuelle dans un train à Montpellier par un homme clandestin sous obligation de quitter le territoire français. Deux adolescentes ont également subi des attouchements par le même individu, qui a été interpellé. L’information, confirmée par Midi Libre, relance le débat sur la sécurité des femmes et l’efficacité des OQTF.
Dans un train régional circulant à Montpellier, une militante féministe a été victime d’une agression sexuelle grave. L’auteur, un homme en situation irrégulière sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), a profité du trajet pour passer à l’acte. Deux adolescentes présentes dans le même wagon ont également été victimes d’attouchements par le même individu.
Interpellé grâce à la réactivité des témoins
L’agresseur présumé a été maîtrisé et interpellé rapidement grâce à l’intervention de passagers et à l’alerte donnée aux agents SNCF. Il a été placé en garde à vue. Les victimes ont pu être prises en charge et ont porté plainte. L’enquête est en cours pour établir le déroulement exact des faits et le profil de l’auteur.
Un profil sous OQTF qui pose question
L’homme est sous OQTF, une mesure administrative qui aurait dû entraîner son expulsion. Pourtant, il se trouvait toujours sur le territoire et a pu commettre ces agressions. Ce cas illustre une nouvelle fois l’inefficacité chronique de l’exécution des OQTF en France : des milliers d’individus restent sur le sol national malgré une obligation légale de départ.
La sécurité des femmes dans les transports
Les agressions sexuelles dans les transports publics sont un fléau persistant. Les victimes, souvent des femmes seules ou des mineures, se retrouvent sans protection réelle. Cet incident à Montpellier, en plein jour dans un train, montre que le danger est partout et que l’État n’assure pas la sécurité des citoyennes.
Une colère légitime La militante féministe, qui défend au quotidien les droits des femmes, devient elle-même victime d’une violence que son combat vise justement à combattre. Ironie tragique qui souligne l’urgence d’une politique ferme : contrôle des frontières, expulsion effective des clandestins dangereux, peines exemplaires pour les agresseurs sexuels.
Source : Midi Libre