Le 30 octobre, un homme s’est introduit dans l’abbatiale de Saint-Pierre de Moissac en poussant des hurlements et en aboyant, avant de se montrer particulièrement menaçant envers deux moniales présentes. Très connu des services pour troubles psychiatriques, il a été placé en garde à vue puis libéré sur décision du procureur.
Dimanche dernier, l’abbatiale de Saint-Pierre de Moissac, joyau du patrimoine religieux et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été le théâtre d’une scène d’une rare violence verbale et physique. Un homme s’est introduit dans l’édifice en hurlant et en aboyant comme un animal, semant la panique parmi les fidèles et les visiteurs. Il s’est ensuite dirigé vers deux moniales présentes sur place, adoptant une attitude particulièrement menaçante et intimidante.
Un individu déjà connu des services
L’homme est très connu des services psychiatriques et judiciaires pour des troubles graves. Son comportement erratique et agressif n’est pas une première. Il a été rapidement interpellé par les forces de l’ordre et placé en garde à vue. Une expertise psychiatrique a été réalisée : les médecins ont jugé qu’il était inapte à la garde à vue en raison de son état mental. Le procureur de Montauban a donc décidé de lever la garde à vue.
Une libération qui pose question
Malgré les menaces proférées envers les religieuses et le trouble grave à l’ordre public dans un lieu sacré, l’individu a été remis en liberté. Le procureur a indiqué que la famille, commerçante à Moissac, cherche à le faire hospitaliser en psychiatrie, mais l’homme refuse catégoriquement tout soin. Cette situation illustre les limites du système de prise en charge des personnes en crise psychiatrique grave lorsqu’elles refusent les traitements.
Un lieu sacré profané
L’abbatiale de Moissac est un sanctuaire de paix et de prière depuis des siècles. Voir un individu hurler et menacer des moniales dans ce cadre est un choc pour la communauté locale et pour tous ceux qui considèrent ces lieux comme sacrés. Les religieuses, figures de paix et de dévouement, se retrouvent victimes d’une agression gratuite et d’un trouble mental non maîtrisé.
Source : Occidentis