Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Marine Le Pen le 20 janvier 2026 pour injure publique. La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale était poursuivie pour un tweet publié en 2019 dans lequel elle associait le port du voile à la promotion de l’islam radical. La décision judiciaire met fin à plusieurs années de procédure.
Marine Le Pen a été définitivement relaxée des poursuites pour injure publique. Le jugement, rendu le 20 janvier 2026, clôt un dossier ouvert à la suite d’un message posté sur Twitter (devenu X) en 2019. La relaxe confirme que les propos tenus ne constituent pas une infraction pénale au regard de la loi sur la liberté d’expression.
Les termes exacts du message original
Le tweet litigieux affirmait qu’associer une jeune femme voilée à la « promotion de l’islam radical ». Marine Le Pen y dénonçait ce qu’elle présentait comme une normalisation du voile dans l’espace politique, qu’elle liait à l’islam politique et fondamentaliste.
Un débat sur la liberté d’expression politique
La relaxe s’inscrit dans un contentieux récurrent opposant liberté d’expression et limites de l’injure publique. Les juges ont considéré que les termes employés, bien que très tranchés, relevaient du débat d’idées sur la place du voile et de l’islam politique dans la sphère publique française, sans franchir le seuil de l’injure caractérisée.
Les arguments de la défense
La défense avait insisté sur le caractère politique et non personnel des propos. Selon elle, Marine Le Pen visait une pratique – le port du voile en politique – et non une personne en particulier. Le tribunal a suivi cette lecture en relaxant l’élue.
Conséquences pour le débat public
Cette relaxe renforce le cadre juridique actuel : les responsables politiques conservent une large marge pour critiquer, même vivement, des phénomènes sociétaux ou religieux lorsqu’ils estiment qu’ils touchent à des principes républicains. Elle intervient dans un climat où les questions liées au voile et à la laïcité demeurent très polarisantes.
Source : Frontières