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Manifestation pro-Palestine dans le Marais : un collectif LGBT défile pour soutenir les grèves du 18 septembre

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Le 18 septembre, un petit groupe de militants issus de la communauté LGBT+ s’est rassemblé dans le quartier Saint-Paul, au cœur du Marais à Paris, pour exprimer son soutien à la cause palestinienne. Sous une banderole proclamant « Trans-PD-Gouines pour la Palestine », une dizaine de personnes – majoritairement jeunes, masquées et drapées de keffiehs ou de drapeaux arc-en-ciel – ont manifesté pacifiquement devant un magasin Carrefour City du quartier.

Le rassemblement s’inscrie dans le cadre d’une journée d’action internationale appelée par des réseaux palestiniens et des organisations de la société civile mondiale. Cette date du 18 septembre marquait l’anniversaire d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies (adoptée en 2024) exigeant la fin de la présence israélienne dans les territoires occupés dans un délai d’un an, ainsi qu’un appel à respecter les mesures provisoires de la Cour internationale de Justice dans l’affaire de génocide à Gaza. Face au non-respect perçu de ces injonctions par Israël, des appels à une grève mondiale et à des rassemblements devant des institutions onusiennes ou gouvernementales avaient circulé, avec pour objectif de pousser les États membres à soutenir une résolution « Uniting for Peace » et à déployer une force protectrice multinationale en Palestine.

Un symbole dans un quartier emblématique

Le choix du quartier Saint-Paul, l’un des plus huppés et touristiques de la capitale, n’est pas anodin. Bordé de boutiques de luxe, de galeries d’art et de cafés branchés, ce secteur contraste avec le message porté par les manifestants : pancartes dénonçant un « génocide » à Gaza, slogans comme « No Pride in Genocide » ou « Silence = Mort », et un refus affiché de la « pinkwashing » – cette instrumentalisation supposée des droits LGBT par certains États pour détourner l’attention des violations des droits humains ailleurs. Le groupe, auto-désigné par un terme volontairement provocateur et revendicatif (« Trans-PD-Gouines »), visait visiblement à lier lutte queer et solidarité internationale avec les Palestiniens.

La photo relayée par plusieurs comptes sur les réseaux sociaux montre les participants alignés sur le trottoir, tenant des banderoles artisanales en tissu rose et noir, devant la devanture d’un supermarché dont le rideau métallique était tagué. L’action est restée de faible ampleur numérique – une vingtaine de personnes au plus – mais symbolique par son emplacement dans un arrondissement très « privilégié », comme le soulignent les publications qui l’ont diffusée.

Contexte d’une mobilisation fragmentée

Ce rassemblement local s’inscrit dans un mouvement plus large : à Paris, des manifestations pro-palestiniennes plus importantes sont tenues place de la République, avec des slogans appelant à la victoire de la Palestine et à l’arrêt immédiat des hostilités. Des appels mondiaux à la grève et à l’action civile ont été lancés par le Palestinian NGO Network (PNGO) et des centaines d’organisations partenaires, dénonçant la famine déclarée à Gaza et l’escalade des violences. En France, ces initiatives restent toutefois dispersées, entre cortèges syndicaux, collectifs militants et actions spontanées comme celle du Marais.

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