Une femme sénégalaise a égorgé son fils âgé de 12 ans à Lyon. Elle a été interpellée sur place. Le drame, survenu dans le cadre familial, choque la ville et relance les questions sur la prise en charge des troubles psychiatriques graves.
Une mère de famille sénégalaise a commis un acte d’une extrême violence lundi à Lyon : elle a égorgé son propre fils de 12 ans au domicile familial. Les secours, alertés par des voisins ou des proches, sont arrivés trop tard pour sauver l’enfant. La suspecte a été interpellée immédiatement sur les lieux, sans opposer de résistance.
Un homicide intrafamilial d’une rare barbarie
Les faits se sont déroulés dans un appartement du quartier de Lyon. Selon les premiers éléments de l’enquête, la mère aurait utilisé un couteau pour porter des plaies mortelles à la gorge de son fils. L’enfant est décédé sur place malgré l’intervention rapide des pompiers et du SAMU. La scène découverte par les forces de l’ordre était d’une grande violence, avec du sang sur les lieux et sur la suspecte.
La mère interpellée et hospitalisée
La femme, âgée d’une trentaine d’années, a été placée en garde à vue puis rapidement transférée en unité hospitalière spécialisée en psychiatrie. Les premiers examens psychiatriques ont révélé un état de crise grave, possiblement lié à des troubles psychiques antérieurs non ou mal pris en charge. Elle fait l’objet d’une expertise psychiatrique approfondie pour déterminer son discernement au moment des faits.
Un drame qui interroge la prévention
Ce féminicide intrafamilial, d’une rare cruauté, pose de lourdes questions sur la détection et la prise en charge des pathologies mentales graves au sein des familles. La mère était-elle suivie ? Des signaux d’alerte avaient-ils été remontés aux services sociaux, à la PMI ou à la justice ? L’enfant était-il connu des services ? Ces points seront au cœur de l’enquête judiciaire et administrative qui s’ouvre.
Source : Midi Libre