La Cour des comptes préconise de baisser le plafond du Livret A, actuellement fixé à 22 950 euros, dont le rendement est jugé trop avantageux. Elle propose d’imposer les montants qui dépassent ce nouveau plafond. Cette recommandation, relayée par BFM TV, vise à réorienter l’épargne des ménages vers des placements plus productifs pour l’économie.
La Cour des comptes pointe du doigt le rendement du Livret A, actuellement à 3 % net, et le considère comme excessivement attractif dans le contexte actuel des taux d’intérêt. Pour l’institution, ce taux élevé détourne l’épargne des ménages vers un placement sans risque mais peu utile à l’économie réelle. Elle estime que le Livret A capte trop de liquidités qui pourraient être investies dans des produits plus dynamiques (actions, obligations d’entreprises, immobilier locatif).
Un plafond trop haut selon la Cour
Avec un plafond fixé à 22 950 euros, le Livret A permet à de nombreux ménages aisés de placer des sommes importantes à un taux garanti et défiscalisé. La Cour des comptes recommande de le réduire significativement afin de libérer ces capitaux. Elle propose également d’imposer automatiquement les sommes qui dépasseraient le nouveau plafond, pour décourager l’épargne excessive sur ce produit et pousser les épargnants vers d’autres supports.
36 % des Français en difficulté pour payer l’énergie
Dans le même temps, un sondage relayé par TV5 montre que 36 % des Français déclarent avoir des difficultés à régler leurs factures de gaz ou d’électricité. Ce chiffre illustre la pression exercée par la hausse des prix de l’énergie sur les budgets des ménages, même ceux qui épargnent. La Cour des comptes voit dans cette situation une raison supplémentaire de réorienter l’épargne vers des placements qui financent la transition énergétique et la réindustrialisation.
Un débat sur l’épargne populaire
Le Livret A reste le placement préféré des Français : sans risque, liquide, défiscalisé. Toute réduction du plafond ou imposition des excédents risque de provoquer une levée de boucliers chez les épargnants modestes qui y voient un refuge contre l’inflation. La Cour des comptes insiste pourtant : l’épargne doit financer l’économie productive, pas rester immobilisée sur un compte rémunéré à 3 % sans risque.
Source : BFM TV