Le 13 novembre, avant le coup d’envoi du match France-Ukraine au Stade de France, les supporters ont rendu un hommage émouvant aux victimes des attentats du Bataclan. Des chants et des banderoles ont résonné dans les tribunes pour commémorer les 130 morts et les centaines de blessés de cette nuit du 13 novembre 2015.
particulière. Avant même le coup d’envoi du match amical contre l’Ukraine, les supporters ont observé une minute de silence parfaite, suivie d’une montée en puissance des chants. Le Bataclan, cible la plus meurtrière cette nuit-là avec 90 morts, reste gravé dans la mémoire collective.
« Daesh, Daesh, on t’encule » : un cri qui résonne
Le chant scandé par des milliers de voix dans les virages est revenu en force. Ce slogan, né dans les jours suivant les attentats, est devenu un symbole de résistance populaire face au terrorisme islamiste. Il n’est pas seulement un cri de colère : il est une affirmation que la France ne plie pas, que la mémoire des victimes est vivante et que la haine de Daesh perdure.
Un hommage spontané et populaire
L’hommage n’a pas été orchestré par les autorités ou la Fédération. Il est né des tribunes, des ultras, des supporters anonymes. Banderores, chants, fumées tricolores : le Stade de France s’est transformé en lieu de mémoire collective. Les joueurs, sur la pelouse, ont observé le silence, têtes baissées, avant que le match ne reprenne dans une ambiance chargée d’émotion.
Dix ans après, la blessure toujours ouverte
Le 13 novembre 2015 a marqué la France au fer rouge : 130 morts, des centaines de blessés physiques et psychologiques, une nation en état de choc. Dix ans plus tard, les commémorations officielles se multiplient, mais c’est dans les stades, les concerts, les lieux de vie que la mémoire populaire s’exprime le plus fort. Le chant contre Daesh, repris ce soir, montre que la haine du terrorisme reste intacte.
Un message au-delà du football
Ce match France-Ukraine n’était pas anodin. Il rappelait aussi la solidarité avec un pays en guerre. Mais avant tout, il a été le théâtre d’un hommage populaire à toutes les victimes du 13 novembre. Les supporters ont prouvé que la mémoire n’est pas l’apanage des cérémonies officielles : elle vit dans les tribunes, dans les chants, dans le refus de l’oubli.
Source : Occidentis