Le préfet de l’Ariège a confirmé l’abattage des 208 vaches à Bordes-sur-Arize. Sur place, les agriculteurs et éleveurs bloquent l’accès à l’abattoir et attendent les forces de l’ordre. L’opération, très médiatisée, cristallise la colère du monde agricole face à une décision jugée arbitraire.
Le 11 décembre, l’image montre une scène hivernale tendue : une foule d’agriculteurs en gilets jaunes et parkas, casquettes et bonnets, bloque l’entrée d’un abattoir industriel sous un ciel gris. Au premier plan, un tracteur orange massif barre la route, entouré de banderoles artisanales et de pancartes « NON À L’ABATTAGE » et « SAUVEZ NOS VACHES ». Derrière, des bâtiments industriels et des camions frigorifiques sont visibles.
Un blocage déterminé face à l’abattage annoncé
Les éleveurs et agriculteurs de l’Ariège et des départements voisins ont investi l’abattoir concerné dès l’annonce officielle du préfet. Ils bloquent physiquement les accès avec tracteurs, remorques et présence massive. Leur objectif : empêcher ou retarder l’abattage des 208 vaches dont la mise à mort a été ordonnée par les services vétérinaires. La mobilisation est calme mais résolue, avec des feux de pneus, des banderoles et des prises de parole au mégaphone.
Une décision préfectorale contestée
Le préfet a confirmé la mise en œuvre de l’abattage sanitaire après des analyses jugées positives à une maladie (probablement tuberculose bovine ou brucellose, les détails exacts n’ont pas été rendus publics). Les éleveurs contestent la fiabilité des tests, la proportionnalité de la mesure et le manque de transparence. Pour eux, il s’agit d’une nouvelle atteinte à leur métier après des années de contraintes sanitaires, administratives et économiques.
La colère d’une profession à bout
Ce blocage s’inscrit dans une succession de mouvements agricoles depuis plusieurs années : colère contre les normes environnementales, les importations massives, les prix d’achat trop bas, et les décisions sanitaires perçues comme brutales. Les agriculteurs dénoncent un « deux poids, deux mesures » : les élevages français sont soumis à des règles très strictes tandis que des produits importés échappent aux mêmes contrôles.
Les forces de l’ordre attendues
La mobilisation reste pacifique pour l’instant, mais les éleveurs savent que les forces de l’ordre vont intervenir pour débloquer la ferme et permettre l’entrée des camions et l’exécution de l’abattage. La tension monte à mesure que les heures passent. Les agriculteurs appellent à la retenue et à la solidarité : « On reste calmes, mais on ne lâche rien. »
Source : Occidentis