Le média sans filtre

Bordes-sur-Arize : après une nuit de confrontation, les gendarmes assiègent la ferme où 208 vaches doivent être euthanasiées

Facebook
Twitter
Pinterest

Après une nuit de confrontation tendue avec les agriculteurs, les gendarmes assiègent actuellement la ferme de Bordes-sur-Arize où 208 vaches doivent être euthanasiées. Les éleveurs maintiennent leur blocage malgré la pression des forces de l’ordre.

Le 12 décembre, l’image est saisissante : un véhicule blindé de la gendarmerie, un VBRG gris clair portant le numéro 222, est positionné devant une ferme ariégeoise sous un ciel clair d’hiver. Au premier plan, trois gendarmes en tenue d’intervention complète (casque lourd, gilet pare-balles, genouillères, gants) entourent le blindé. Derrière, un tracteur vert et une maison rurale sont visibles.

Une nuit de tension et de blocage

Les éleveurs et leurs soutiens ont passé la nuit sur place pour empêcher l’accès des camions et des équipes vétérinaires chargées de l’abattage sanitaire. Des feux de pneus, des barrages de tracteurs et une présence continue ont été maintenus malgré le froid. Les gendarmes, arrivés en renfort dans la nuit, ont progressivement pris position autour de la ferme sans pour l’instant procéder à un déblocage forcé.

Le préfet confirme l’abattage

Le préfet de l’Ariège a réaffirmé que l’abattage des 208 vaches devait avoir lieu, suite à des analyses positives à une maladie (tuberculose bovine selon les premiers éléments). Les éleveurs contestent toujours la fiabilité des tests et la proportionnalité de la mesure. Ils dénoncent une décision administrative brutale qui ruine leur exploitation sans recours réel.

Les forces de l’ordre en position

Le déploiement du VBRG (véhicule blindé à roues de la gendarmerie) et d’une compagnie de CRS montre que les autorités se préparent à une intervention si nécessaire. Pour l’instant, la situation reste figée : les agriculteurs campent sur leurs positions, les gendarmes encerclent le site. Les négociations se poursuivent, mais la tension est palpable.

Un symbole de la colère agricole

Cette confrontation s’inscrit dans une série de mobilisations agricoles depuis plusieurs années. Les éleveurs dénoncent des normes sanitaires perçues comme excessives, une justice à deux vitesses et un abandon des campagnes.

Source : Occidentis

Découvrir plus d'articles

Occidentis
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.