Trois heures à l’Élysée vendredi, puis un après-midi rue de Varenne ce lundi. En quatre jours, les organisations lycéennes ont été reçues par le chef de l’État puis par le Premier ministre. Signe que l’exécutif a fini par mesurer l’ampleur de la crise.
Vendredi, Emmanuel Macron avait reconnu, selon son entourage cité par France Télévisions, le « besoin d’une refonte en profondeur de Parcoursup ». Il s’est en revanche montré opposé à sa suppression, que réclament les lycéens.
Ce lundi, Sébastien Lecornu est passé aux annonces chiffrées. Le gouvernement promet la création de 15 000 places dans l’enseignement supérieur : 10 000 en BTS, 4 000 en IUT et 1 000 dans les filières de santé. Les ministres Édouard Geffray et Philippe Baptiste devaient en détailler le reste en fin de journée.
Les organisations reconnaissent un premier pas, sans plus. « Tout n’est pas encore satisfait et nous irons au bout », a lancé Louis Letoublon, vice-président de l’association Les Lycéens !, en sortant de Matignon. Elles appellent à manifester samedi 31 octobre, puis le 5 novembre.
Le gouvernement espérait éteindre l’incendie. Il a peut-être seulement réduit les flammes.
Sources : franceinfo · Europe 1 · CNews