Le ministère de l’Intérieur voulait y voir un essoufflement. Selon ses chiffres, 410 000 personnes ont défilé samedi contre la vie chère, contre 550 000 la semaine précédente. La CGT, elle, maintient le chiffre de 800 000. À Paris, l’écart est encore plus spectaculaire : 110 000 manifestants pour la préfecture, 250 000 pour le syndicat.
Laurent Nuñez s’est félicité de cortèges qui « se sont bien passés ». Le bilan de la journée raconte une autre histoire. Plus de 1 300 personnes ont été interpellées, soit davantage que le 17 octobre. Cinquante-trois policiers et gendarmes ont été blessés. En fin de manifestation, sur le cours de Vincennes, plus de 500 casseurs s’en sont pris aux forces de l’ordre.
La différence avec la semaine précédente tient au dispositif. Fouilles, contrôles préventifs, couvre-feu dans plusieurs secteurs de la capitale : la préfecture de police n’a rien laissé au hasard. Sur France Inter, sa porte-parole Hélène Denéchère a résumé les choses ainsi : autant de monde que le 17, mais des conditions de sécurité « diamétralement opposées ».
Le Conseil d’État a d’ailleurs donné raison à la préfecture, contestée devant la justice pour ses arrêtés.
Sources : Le JDD · CNews · France Inter