Le geste est symbolique, mais fort. Le Conseil de Paris a voté à l’unanimité, le 8 octobre, l’attribution de la citoyenneté d’honneur au journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie.
Collaborateur de So Foot et Society, il purge une peine de sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », pour un reportage sur la JS Kabylie. Il approche des 500 jours de détention.
Selon Reporters sans frontières, la mobilisation s’intensifie. Le nouveau sélectionneur des Bleus, Zinédine Zidane, lui a apporté son soutien. Le festival des Vieilles Charrues a affiché le slogan « FREE GLEIZES ».
Ce vote rappelle que le rapprochement entre Paris et Alger n’a toujours pas abouti à sa libération. Malgré les gestes français, la grâce présidentielle espérée ne vient pas.
Pour beaucoup, la libération de Christophe Gleizes doit rester une priorité absolue de la diplomatie française. Le silence d’Alger, lui, en dit long sur l’état réel de la relation.
Sources : Reporters sans frontières