Face à la flambée persistante des prix à la pompe, le gouvernement sort de nouveau le chéquier. Le ministre des Comptes publics David Amiel a présenté de nouvelles aides pour soutenir l’activité économique, à hauteur de 710 millions d’euros.
Ce montant s’ajoute aux 470 millions d’euros déjà engagés par l’État depuis mars. Au total, près de 1,2 milliard d’euros ont été mobilisés pour amortir le choc provoqué par la guerre au Moyen-Orient.
Ces aides sont bienvenues pour les professionnels les plus exposés : transporteurs, agriculteurs, pêcheurs, artisans. Mais elles posent une question simple. En mars seulement, l’État avait encaissé 270 millions d’euros de taxes supplémentaires grâce à la hausse des prix.
Autrement dit, l’État prélève davantage sur les carburants, puis redistribue une partie de ces recettes sous forme d’aides ciblées. Pour beaucoup de Français, une baisse directe des taxes serait plus simple et plus juste.
Pour les automobilistes qui ne bénéficient d’aucune aide, la facture reste salée. À un an de la présidentielle, le pouvoir d’achat s’impose comme un thème majeur.
Sources : Le Monde