Une semaine après la déroute travailliste aux élections locales, Keir Starmer refuse toujours de démissionner. Le Premier ministre britannique assure vouloir tenir ses promesses de campagne et rendre le pays « plus sûr, meilleur et plus juste ».
La pression est pourtant forte. Selon le politologue John Curtice, le Labour a perdu environ la moitié des sièges qu’il défendait. Son soutien a reculé de 16 points par rapport à 2022. Dans son propre parti, des voix réclament son départ.
Nigel Farage, lui, savoure. À la veille du scrutin, il avait prédit que Keir Starmer serait parti « d’ici le milieu de l’été ». Le leader de Reform UK se pose désormais en recours face à un gouvernement affaibli. Il fait toutefois l’objet d’une enquête parlementaire pour un don en cryptomonnaies non déclaré.
La percée de Reform UK dépasse le cadre britannique. Partout en Europe, les partis qui font de la maîtrise de l’immigration leur priorité progressent dans les milieux populaires.
En France, le RN observe attentivement. Jordan Bardella a déjà noué des contacts avec Nigel Farage. Le rapprochement entre les deux camps pourrait se concrétiser dans les mois à venir.
Sources : Associated Press · Babel · Ara