Il est au cœur des priorités affichées par l’Élysée, mais son nom reste peu connu du grand public. Christophe Gleizes, journaliste sportif français, est détenu en Algérie.
Il a été arrêté en mai 2024 alors qu’il réalisait un reportage en Kabylie. Début décembre, il a été condamné en appel à sept ans de prison.
Son sort est désormais lié au réchauffement des relations entre Paris et Alger. En annonçant le retour de l’ambassadeur Stéphane Romatet, l’Élysée a précisé que celui-ci porterait une attention prioritaire au retour en France du journaliste.
Le cas Gleizes illustre l’ambiguïté du rapprochement en cours. La France relance la coopération migratoire, renvoie son ambassadeur et adopte une loi de restitution des biens coloniaux. Dans le même temps, un de ses ressortissants purge une lourde peine pour avoir exercé son métier.
Pour beaucoup, la libération de Christophe Gleizes doit être une condition de la normalisation. Après Cécile Kohler et Jacques Paris en Iran, la France sait que la diplomatie des otages est une réalité. Reste à savoir ce qu’Alger exigera en échange.
Sources : Le360 · Hespress / AFP