Au terme de près de six mois de travaux sous haute tension, les députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ont adopté lundi le rapport de Charles Alloncle. Le vote a été serré.
La gauche n’a pas caché sa colère. L’écologiste Jérémie Iordanoff a dénoncé « un manque de courage du bloc central », accusé de « donner le point au Rassemblement national ». Il juge la commission « instrumentalisée pour détruire l’audiovisuel public ».
Le rapporteur, lui, a accusé certains députés d’avoir tenté d’imposer leurs conditions « par le chantage ». Il a mis en avant des « révélations accablantes » sur le fonctionnement et le financement du service public.
Les députés hésitaient surtout à valider le rapport en raison du « ton » employé, selon eux, par le rapporteur. Sur le fond, une partie du bloc central partage le constat d’un service public à réformer.
Le rapport sera rendu public dans une semaine. Charles Alloncle espère en traduire une partie dans une proposition de loi en juin. Le débat sur l’avenir de France Télévisions et de Radio France ne fait que commencer.