Sous présidence française, la réunion des ministres de l’Environnement du G7 a pris un tour inattendu. Selon les comptes rendus de la rencontre, la question climatique a été mise en retrait pour ne pas froisser l’administration américaine.
Un symbole fort. La France, qui se veut le champion de la lutte contre le réchauffement depuis l’accord de Paris de 2015, a dû composer avec la ligne de Donald Trump, hostile aux engagements climatiques.
Pour les défenseurs de l’environnement, ce recul est une capitulation diplomatique. Pour d’autres, il traduit un réalisme bienvenu : à quoi bon des déclarations ambitieuses si le premier émetteur occidental refuse d’y adhérer ?
Cet épisode révèle la nouvelle donne internationale. Dans un contexte de guerre au Moyen-Orient, de flambée des prix de l’énergie et de tensions commerciales, les priorités changent. La sécurité énergétique et la souveraineté industrielle passent désormais avant les grands objectifs climatiques.
Reste à savoir si la France assumera ce virage, ou si elle continuera à afficher des ambitions écologiques que ses partenaires ne partagent plus.