Le timing interroge. Une semaine après le retour de Cécile Kohler et Jacques Paris, Mahdieh Esfandiari, une Iranienne détenue en France et condamnée pour apologie du terrorisme, est rentrée en Iran le 15 avril.
Le lien entre les deux affaires n’a jamais été officiellement reconnu par Paris. Mais en septembre 2025, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi avait évoqué un accord en cours : la libération de Mahdieh Esfandiari en échange de celle des deux Français.
La France a toujours refusé de confirmer cette version. Le gouvernement a mis en avant la médiation d’Oman.
Pour beaucoup d’observateurs, il ne fait guère de doute qu’un échange a bien eu lieu. Il n’est pas le premier. En janvier, le chercheur Laurent Vinatier avait été libéré par la Russie, en échange d’un basketteur russe détenu en France selon Moscou.
Ces échanges posent un dilemme moral. Ils sauvent des vies françaises, mais encouragent les régimes autoritaires à multiplier les arrestations arbitraires d’Occidentaux pour obtenir des contreparties.