La tension monte encore au Moyen-Orient. Donald Trump a annoncé un blocus maritime des ports iraniens dans le détroit d’Ormuz, l’un des points de passage les plus stratégiques au monde pour le pétrole.
Les conséquences pourraient être lourdes pour l’Europe. Une large part du pétrole mondial transite par ce détroit. Toute perturbation durable fait mécaniquement grimper les prix de l’énergie.
La France en ressent déjà les effets. La guerre au Moyen-Orient a fait bondir les prix des carburants depuis mars, au point que l’État a perçu des centaines de millions d’euros de taxes supplémentaires. Les automobilistes, les transporteurs et les agriculteurs sont en première ligne.
Cette crise rappelle la dépendance énergétique du continent européen. Elle relance aussi le débat sur la souveraineté : nucléaire, diversification des approvisionnements, stocks stratégiques.
Sur le plan diplomatique, Paris tente de jouer les médiateurs, comme l’a montré la récente libération de Cécile Kohler et Jacques Paris grâce à la médiation omanaise. Mais face à l’escalade entre Washington et Téhéran, la marge de manœuvre de la France apparaît limitée.