C’est l’une des mesures de la loi immigration de 2024 qui entre en application. Depuis le 1er janvier, les étrangers qui demandent une carte de séjour pluriannuelle doivent justifier d’un niveau de français A2, soit une maîtrise élémentaire de la langue.
Laurent Nuñez a adressé une instruction aux préfets sur les nouvelles priorités en matière d’intégration des primo-arrivants. Il y insiste sur le rôle des collectivités locales dans l’accompagnement.
Pour les partisans de la mesure, c’est du bon sens. Parler la langue du pays d’accueil est la condition minimale pour travailler, comprendre ses droits et ses devoirs, et s’intégrer. Le niveau A2 reste d’ailleurs modeste au regard des exigences de plusieurs pays voisins.
Les associations d’aide aux étrangers dénoncent au contraire un frein supplémentaire, qui risque de priver de titres de séjour des personnes installées en France depuis longtemps.
Le débat dépasse la technique. Il pose une question de principe : l’intégration est-elle un droit ou un devoir ? La loi a tranché en faveur d’une exigence accrue. Reste à voir si les préfectures, déjà débordées, auront les moyens de l’appliquer.
Sources : Maire Info