Le chiffre donne le vertige. Selon le ministère de l’Intérieur, 930 000 dossiers de titres de séjour sont en attente dans les préfectures.
En conférence de presse à Marseille la veille, puis dans un entretien au Figaro, Laurent Nuñez a détaillé son plan. Objectif : diviser par deux le délai de traitement, à 55 jours en moyenne contre 117 l’an dernier. Dans un tiers des préfectures, ce délai dépasse même 120 jours.
Une instruction de cinq pages a été envoyée aux préfets. Elle fait de « la lutte contre les ruptures de droits » une priorité, notamment pour l’immigration professionnelle.
Ces chiffres posent une question que le ministre évite : comment la France en est-elle arrivée à gérer près d’un million de demandes en souffrance ? Derrière l’engorgement administratif, il y a une réalité migratoire d’ampleur, que les gouvernements successifs peinent à maîtriser.
Accélérer les délais est une chose. Encore faut-il que la même énergie soit mise à faire respecter les refus et les obligations de quitter le territoire. Sur ce point, les résultats restent très en deçà des annonces.
Sources : La Gazette France