Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a dévoilé un « plan massif » pour réduire les délais de traitement des demandes de titres de séjour.
Le constat est accablant : les préfectures sont débordées et des centaines de milliers de dossiers attendent d’être traités. Des étrangers en situation régulière se retrouvent sans papiers valides le temps de leur renouvellement, avec des conséquences sur leur emploi ou leurs droits.
Le plan doit permettre de désengorger les services. Mais il pose une question de fond : faut-il accélérer la machine administrative pour délivrer plus vite davantage de titres, ou revoir en profondeur une politique d’immigration jugée hors de contrôle par une large partie des Français ?
Les spécialistes du droit des étrangers restent sceptiques. Pour certains avocats, ces délais s’expliquent par la baisse des effectifs dédiés et par la dématérialisation des procédures, plus que par un manque de volonté politique.
À droite, on s’interroge surtout sur les priorités du ministre. Le traitement plus rapide des titres de séjour sera-t-il accompagné d’une même fermeté sur les expulsions ? La suite du mois le dira.