À la pompe, les automobilistes paient la note. Dans les caisses de l’État, on compte les gains. Selon le ministre des Comptes publics David Amiel, l’État a perçu en mars 270 millions d’euros de recettes supplémentaires issues des taxes sur les carburants.
La raison : la flambée des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Plus le carburant est cher, plus les taxes proportionnelles rapportent, notamment la TVA.
L’annonce passe mal chez ceux qui subissent la hausse au quotidien : travailleurs ruraux, artisans, familles contraintes de prendre la voiture. Pour eux, la voiture n’est pas un choix, mais une nécessité.
Le gouvernement assure vouloir aider les ménages et les entreprises les plus touchés. Mais ces aides restent ciblées et bien inférieures aux recettes supplémentaires engrangées.
La question revient donc avec insistance : pourquoi ne pas baisser les taxes plutôt que d’en redistribuer une partie sous forme d’aides ? Dans un pays où les carburants comptent parmi les plus taxés d’Europe, cette crise relance le débat sur la fiscalité énergétique et le pouvoir d’achat.