Il avait disparu des bancs de l’Assemblée depuis la mort de Quentin Deranque. Ce mercredi, le député LFI Raphaël Arnault a fait son retour au Palais-Bourbon, « pour poursuivre son mandat », selon ses mots.
Ce retour intervient alors que deux de ses ex-collaborateurs ont été mis en examen dans l’enquête sur le lynchage du jeune militant, le 12 février à Lyon. Parmi eux, son ancien assistant parlementaire Jacques-Élie Favrot, poursuivi pour complicité.
Le même jour, l’élu du Vaucluse est sorti de son silence dans une longue interview vidéo au média Blast. Il y assure qu’il n’était « pas présent sur les lieux », mais à l’Assemblée, et qu’il ignorait ce qui allait se produire. Il dit avoir gardé le silence par peur qu’une violence « s’embrase dans le pays ».
Surtout, Raphaël Arnault se pose en victime. Derrière ce qu’il appelle une « instrumentalisation », il voit une volonté de « nous éteindre politiquement ».
Le retour s’est fait sans incident, les députés ayant choisi de ne pas surenchérir. Mais la question reste posée : un élu dont l’entourage est mis en cause dans un homicide peut-il siéger comme si de rien n’était ?
Sources : LCP · Sud Radio