Il y a trente et un ans, Toulon entrait dans l’histoire politique française. En 1995, le Front national y remportait la mairie, une première pour une ville de plus de 100 000 habitants. L’expérience n’avait duré qu’un mandat. En 2026, le RN veut sa revanche.
Sa candidate, la députée et porte-parole du parti Laure Lavalette, fait la course en tête. Selon un sondage Elabe publié le 2 mars, elle recueillerait 41 % des intentions de vote au premier tour. À droite, la maire sortante Josée Massi devancerait nettement le candidat LR Michel Bonnus.
Josée Massi, ancienne première adjointe, a succédé à Hubert Falco en cours de mandat. Elle bénéficie du soutien de l’ancien maire. Elle mène une liste baptisée « Toulon mon parti », renouvelée à 85 % selon ses dires.
Le second tour s’annonce bien plus serré que le premier. En cas de duel, la maire sortante l’emporterait d’une courte tête. La candidate RN disposerait en effet d’une faible réserve de voix. Tout dépendra donc de la capacité de ses adversaires à se rassembler contre elle.
Josée Massi affiche sa sérénité et balaie les enquêtes d’opinion : « Le seul sondage, c’est le 15 mars. » Dans le camp Lavalette, on mise sur la mobilisation d’un électorat qui a déjà porté le RN en tête dans le Var lors des dernières législatives.
Trente ans après, Toulon pourrait redevenir le symbole d’un basculement.