Dans la nuit du 1er janvier, place Glais-Bizouin à Saint-Brieuc, une femme d’une vingtaine d’années a été agressée sexuellement dans son sommeil par un homme de 30 ans de nationalité algérienne soumis à une obligation de quitter le territoire français. L’individu s’est introduit dans l’appartement par une porte non verrouillée, a dérobé des vêtements et sous-vêtements avant de commettre les faits. Maîtrisé par le compagnon de la victime, il a été interpellé sur place, mis en examen pour viol, violation de domicile et vol, puis placé en détention provisoire.
Le 1er janvier, vers le cœur de la nuit, les forces de police sont intervenues en urgence place Glais-Bizouin, en plein centre de Saint-Brieuc. Une jeune femme, profondément endormie chez elle, a été réveillée par une agression sexuelle d’une extrême gravité. L’intrus avait profité d’une porte d’entrée laissée ouverte pour pénétrer dans le logement sans effraction apparente. Avant de s’en prendre à la victime, il avait déjà fouillé les lieux et emporté plusieurs effets personnels, notamment des vêtements et des sous-vêtements appartenant à l’occupante.
La jeune femme, choquée, a immédiatement alerté son compagnon présent dans l’appartement. Ce dernier a réussi à maîtriser l’agresseur et à l’immobiliser jusqu’à l’arrivée rapide des policiers. La victime a été prise en charge par les secours et transportée au centre hospitalier Yves-Le-Foll pour y recevoir les soins nécessaires et un accompagnement psychologique.
Un suspect déjà visé par une mesure d’éloignement
L’homme interpellé sur place est âgé de 30 ans et de nationalité algérienne. Il faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une mesure administrative qui n’avait manifestement pas été exécutée. Lors de sa garde à vue, il a contesté sa situation irrégulière, affirmant être en règle. Ces déclarations, comme l’ensemble des circonstances, font l’objet de vérifications approfondies.
Le parquet de Saint-Brieuc a ouvert une enquête pour viol, violation de domicile et vol dans un local d’habitation. Le suspect a été déféré le samedi 3 janvier devant un juge d’instruction. Il a été mis en examen des trois chefs d’accusation et placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet.
Un fait divers qui interroge sur la sécurité des domiciles et l’exécution des OQTF
Cet épisode dramatique intervient dans un contexte où les intrusions à domicile et les agressions sexuelles commises par des personnes en situation irrégulière alimentent régulièrement le débat public. Ici, la porte non verrouillée a constitué la faille qui a permis le passage à l’acte. La présence du compagnon de la victime a sans doute évité un drame plus long, mais le traumatisme subi par la jeune femme reste considérable.
L’enquête, désormais confiée à un juge d’instruction, vise à préciser le déroulement exact des faits, à confirmer la situation administrative du mis en cause et à déterminer si d’autres infractions ont été commises. Le parquet rappelle que l’homme reste présumé innocent tant que sa culpabilité n’a pas été établie par une décision de justice définitive.
Source : Le télégramme